Environnement - Légère amélioration de la qualité des eaux de baignade en 2011

Un taux de conformité de 97,5% en 2011 contre 96,8% en 2010, avec des résultats très proches en eau douce ou en eau de mer : c'est ce qui ressort du bilan de la qualité des eaux de baignade en France publié par le ministère de la Santé le 12 juin. Chaque année, plus de 30.000 prélèvements d'eau sont réalisés par les agences régionales de santé (ARS) en lien avec les personnes responsables des eaux de baignade et les collectivités concernées. Les résultats des contrôles sont mis en ligne en temps réel pendant toute la saison balnéaire sur le site internet du ministère chargé de la santé, permettant à la fois aux vacanciers et aux personnes résidant à proximité des eaux de baignade de connaître leur qualité sanitaire et aux autorités sanitaires d'assurer la surveillance de ces eaux et de prévenir les risques pour la santé humaine.
Pendant la saison balnéaire 2011, 3.323 points de contrôle (2.028 en eau de mer, 1.295 en eau douce) répartis sur 1.763 communes de 93 départements de métropole et d'outre-mer ont fait l'objet de 34.360 prélèvements d'eau représentant plus de 68.700 analyses microbiologiques, détaille le ministère de la Santé. Parmi les eaux conformes, on trouve 67,7% d'eaux de bonne qualité et 29,5% d'eaux de qualité moyenne. Parmi les eaux non conformes, il y a 2,4% d'eaux pouvant être momentanément polluées et 0,1% d'eaux de mauvaise qualité. 0,3% des eaux n'ont pu être classées en raison d'un nombre insuffisant de prélèvements.
Le ministère rappelle que la législation européenne pousse à l'amélioration de la qualité des eaux de baignade. La directive 2006/7/CE oblige, pour chaque eau de baignade, à identifier les sources de pollution possibles et à définir les mesures correctives en établissant des "profils". En outre, à partir de 2013, les règles de classement des eaux de baignade évolueront pour garantir une plus grande protection de la santé humaine et une meilleure lisibilité des informations diffusées au public, notamment par l'utilisation de pictogrammes harmonisés à l'échelon européen.

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