Culture - La Gironde participe à la constitution d'une bibliothèque numérique européenne locale


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"Les métiers d’archiviste, de bibliothécaire, de documentaliste ont beaucoup changé depuis dix ans : la numérisation, le développement des réseaux numériques, l’accessibilité aux données numériques, structurent désormais ces métiers de la conservation et de la documentation qui sont les vôtres", a constaté Isabelle Dexpert, la vice-présidente du conseil général de Gironde en charge de la culture, à l’occasion d’une journée d’étude sur EuropeanaLocal, organisée ce 6 mai à Bordeaux. Ce colloque est l’aboutissement d’un projet pilote conduit par les archives départementales, en partenariat avec le service Europe et la direction du système d’information de Gironde.
Démarré en juin 2008 à Londres, EuropeanaLocal a rassemblé, durant trois ans, 34 institutions culturelles en provenance de 27 pays européens. Son objectif : contribuer à l’enrichissement de la bibliothèque numérique européenne Europeana par la mise à disposition de contenus locaux et régionaux issus de bibliothèques, musées et centres d’archives de toute l’Europe.
En Gironde, il s’agit notamment de valoriser les collections patrimoniales des archives départementales et du réseau documentaire Estuaire (inscrit dans le programme Etat–région de la Banque numérique du savoir aquitain BNSA).
Il s’agit également de diffuser la mise en place de bonnes pratiques en direction des institutions et associations détentrices de ressources culturelles sur le territoire. Dans ce cadre, la Gironde a aussi associé la ville de Bourg-en-Bresse à ses travaux de recherche et de mise en œuvre. Résultat : les archives départementales ont mis en ligne un million d’images accessibles sur Europeana : des instruments de recherche avec des images numérisées liées au port de Bordeaux, à l’Etat civil, aux monuments historiques, au cadastre, etc. Quant au réseau de la ville de Bourg-en-Bresse, il a mis à disposition ses fonds Louis Dupasquier, Joseph-Gabriel Monnier, Roger Vailland, les costumes et vêtements, les paysages de l’Ain, la pomologie, les personnages célèbres de l’Ain.

Europeana contre Google

Au niveau européen, l’ensemble des partenaires a identifié, répertorié, numérisé et mis en ligne plus de 20 millions d’images, d'articles et de contenus culturels.
Concrètement, les données restent stockées chez chaque fournisseur de contenu leur garantissant ainsi une complète maîtrise des droits d’exploitation et de valorisation locale. Techniquement, le projet vise notamment à améliorer l’interopérabilité par : la normalisation, l’enrichissement et la traduction des descriptions documentaires, la promotion du standard informatique d’échange de métadonnées (OAI-PMH : Open archive Initiative – Protocol Metadata Harvest) et la contextualisation des documents.
La Commission européenne soutient le développement d'Europeana en tant que point d'accès internet multilingue aux collections culturelles de tous les États membres dans le cadre de son initiative "Bibliothèques numériques" (IDD). Le premier prototype a été ouvert au public en novembre 2008 par Viviane Reding, commissaire européen chargée de la Société de l'information et des Médias. Le réseau thématique est financé dans le cadre du programme eContentplus, inscrit au cœur de la politique i2010. Europeana, bibliothèque numérique portée par des fonds publics et un ensemble de consortium européens, se veut "l’alternative culturelle publique à Google". "De la même façon que Rome ne s’est pas construite en un jour, on doit souhaiter qu’EuropeanaLocal puisse progressivement rayonner dans la culture internationale pour devenir cette bibliothèque d’Alexandrie numérique que beaucoup appellent de leurs vœux", a conclu Isabelle Dexpert.


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