Tourisme - Croisières : les ports français rattrapent leur retard, mais il reste de la marge...


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Alors que l'activité de croisière rencontre un succès croissant, Atout France publie une étude sur "La France, une destination de croisière en progrès". C'est, en l'occurrence, la première fois qu'il est procédé à la collecte des données de fréquentation de l'activité de croisières maritimes à l'échelle nationale (métropole et outre-mer), du moins sur un tel ensemble de données : passagers en escale, passagers en tête de ligne (embarquant et débarquant), nombre d'escales et nombre de bateaux ayant réalisé une escale comprenant une nuit.

Des atouts encore pas assez exploités

Côté atouts, la position de la France semble a priori très privilégiée avec l'attrait de la première destination touristique mondiale, une ouverture sur plusieurs mers européennes et des escales dans le monde entier, grâce à l'outre-mer... La France compte en effet 32 destinations de croisière, offrant 84 sites d'escale potentiels (dont les Taaf, les terres australes et antarctiques françaises...) dans sept mers et océans.
Pourtant, les résultats ne sont pas encore à la hauteur de ces atouts, même s'ils sont en nette amélioration. Le nombre d'arrivées de passagers en escale a ainsi progressé de 6% entre 2014 et 2015, pour atteindre 4,4 millions d'arrivées, auxquelles il faut ajouter 884.000 passagers en tête de ligne, soit un total de 5,3 millions de passagers au cours de 3.706 escales. Ceux-ci se répartissent entre la métropole - 2,54 millions de passagers en escale, 593.000 passagers en tête de ligne, 1.765 escales et 36 ports ayant accueilli des paquebots (sur 45 potentiels) - et l'outre-mer : 1,89 million de passagers en escale, 291.350 en tête de ligne, 1.765 escales et 29 ports ayant accueilli des paquebots (sur 39 potentiels).
En termes géographiques, les ports de Méditerranée représentent la première destination française de croisière (2,16 millions d'arrivées passagers en escale et 557.000 en tête de ligne), suivie des destinations du Pacifique (1,37 million et 64.500) et de celles de la Caraïbe (489.000 et 219.000). Parmi les ports français de croisière, Marseille arrive très largement en tête avec 945.000 passagers en escale en 2015, suivi de Nouméa (357.323, la Nouvelle-Calédonie étant une destination très prisée des Japonais) et de Cannes (316.241). Viennent ensuite Ajaccio, Fort-de-France, l'Ile des Pins (Nouvelle-Calédonie), le Havre, Toulon-La Seyne, Lifou (Nouvelle-Calédonie), Villefranche-sur-Mer, Pointe-à-Pitre et Maré (Nouvelle-Calédonie).

La France au quatrième rang européen, loin derrière l'Italie et l'Espagne

Marseille arrive également très largement en tête des ports têtes de ligne avec 502.716 passagers embarquant et débarquant (sur un total national de 884.000), loin devant Pointe-à-Pitre, Fort-de-France, Tahiti et Calais.
Avec ses 4,4 millions d'arrivées passagers, la France ne se hisse toutefois qu'au quatrième rang européen, derrière l'Italie (10,6 millions), l'Espagne (8,4 millions) et la Grèce (4,9 millions), et même au cinquième rang derrière la Norvège si on tient compte des seules destinations de métropole.
Après les recommandations du rapport "Comment faire de la France l'une des premières destinations mondiales de croisière ?" - commandé en 2015 par le ministre des Affaires étrangères à Jacques Maillot -, Atout France et les destinations françaises de croisière ont mis sur pied un groupe de travail pour la promotion de la destination. Celui-ci a conduit les partenaires impliqués à se fédérer pour porter ensemble la destination France, se doter d'outils d'observation et de communication partagés, mutualiser leurs moyens afin de mener des actions de promotion et partager expériences et réflexions pour faire progresser la destination croisières France.

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