Energies renouvelables - Une friche militaire reconvertie en centrale solaire près de Chartres


Envoyer à un contact

Vos coordonnées

Coordonnées de votre/vos contact(s)

*Champs obligatoires.

Le 28 septembre, dans l'Eure-et-Loir, la nouvelle centrale photovoltaïque au sol de Crucey-Villages a été inaugurée sur une ancienne friche militaire. Avec un double avantage : dépollution du site d'un côté, production d'énergies renouvelables sans consommation de terres agricoles de l'autre.

Plus de 741.000 panneaux solaires sur 130 hectares, pour une puissance de 60 mégawatts-crêtes (MWc). Les chiffres sont éloquents. Près de Chartres, la centrale photovoltaïque au sol de Crucey-Villages a été construite sur une ancienne base militaire de l'Otan de 250 hectares. "Ce site pollué était inutilisé depuis près d'un demi-siècle. Nous avons décidé de le racheter au ministère de la Défense. Un projet intéressant car il permet d'une part de dépolluer ces terrains et, d'autre part, de disposer d'énergies renouvelables sans utiliser de terres agricoles. Il a fait travailler plusieurs entreprises locales et rapportera 20 millions d'euros sur la durée du contrat, sans compter les impôts locaux", se réjouit Albéric de Montgolfier, président du conseil général d'Eure-et-Loir, le département à l'initiative du projet. Le contrat établi avec EDF Energies Nouvelles, développeur et exploitant, prévoit une durée d'exploitation de 28 ans. La centrale devrait alimenter plus de 28.000 habitants, chauffage compris. Les panneaux sont conçus par First Solar selon la technologie de nouvelle génération, dite à couches minces.

Un tarif d'achat préférentiel

Côté financement, le projet bénéficie de la réglementation antérieure sur le tarif d'achat, soit 32 centimes du kilowattheure. S'y ajoute la bonification territoriale d'environ 10% pour favoriser les projets situés plus au Nord. EDF Energies Nouvelles n'a pas souhaité communiquer sur le montant de l'investissement. Démarrés en 2009, les travaux ont été rapidement réalisés (moins d'un an) et la station est progressivement mise en service depuis mai dernier. Le chantier de dépollution était une nouveauté pour la filiale d'EDF, qui a coordonné plusieurs corps de métiers intervenus sur le chantier simultanément et en parallèle. Les travaux de dépollution (désamiantage et déconstruction de plus de 80 bâtiments, démantèlement et dépollution d'environ 40 cuves à hydrocarbures et d'un pipeline de 4 km) se poursuivent sur le reste du terrain jusqu'en 2014.
L'élevage ovin existant, ainsi que l'entraînement militaire, sont maintenus sur une partie du site qui pourra changer de destination à l'issue du contrat (démantèlement possible des panneaux).
Enfin, EDF Energies Nouvelles mène en parallèle un projet de ferme solaire au sol à Toul-Rosières (Meurthe-et-Moselle), également sur une ancienne base militaire. La centrale qui y sera mise en service en novembre devrait développer une puissance de 115 MWc.

Lire aussi