Stationnement - La CLCV s'en prend au prix des parkings

L'association Consommation, logement, cadre de vie (CLCV) a publié ce 17 janvier les résultats d'une enquête sur le prix des parkings menée dans près de 80 collectivités sur tout le territoire, essentiellement des villes moyennes (41,2% de l'échantillon) et des grandes villes (52,3%). 307 parkings ont été étudiés, dont 54 à Paris. L'association de consommateurs y a relevé un certain nombre de pratiques qu'elle juge défavorables aux usagers. Sans surprise, le stationnement est de plus en difficile à mesure que la taille de la ville augmente.  Le signalement du nombre de places disponibles, information essentielle pour l'automobiliste,  n'existe que dans 28,20% des parkings étudiés. Dans plus de 19% des cas, l'indication des tarifs à l'entrée du parc est soit partielle, soit absente. Or, souligne la CLCV, "cet affichage doit être présent et complet et il doit également pouvoir être consulté avant l'entrée du véhicule dans le parking afin de permettre au consommateur de comparer". Une période de gratuité n'est proposée en moyenne que dans 1 parking sur 3 (34,10%), majoritairement dans les villes moyennes, alors qu'une facturation minimum - la période indivisible - est pratiquée dans 79,90% des cas. L'étude pointe aussi le coût du stationnement de courte durée : 1 h revient en moyenne à 1,71 euro (avec un record de 4,40 euros à Paris) et 2 heures à 3,42 euros en moyenne (8,80 euros à Paris). La CLCV juge que la politique tarifaire actuelle comporte peu d'incitations à laisser son véhicule stationné pour emprunter d'autres modes de locomotion tels que les transports en commun. Les grandes villes, où les difficultés de circulation sont chroniques, sont tout particulièrement accusées de "sous-estimer les modes de déplacement alternatifs". L'association considère en outre la pratique de la facturation indivisible comme un moyen supplémentaire de décourager l'usage des parkings. Selon elle, "un stationnement de 10 minutes facturé 1 heure est une incitation à stationner sur la voie publique, y compris en l'absence de places de stationnement disponibles".

Pour remédier aux problèmes mis en exergue dans son enquête, la CLCV avance plusieurs propositions. Elle réclame d'abord "une politique globale du stationnement des grandes agglomérations avec des parcs de stationnement accessibles, incitatifs et couplés aux transports en commun". Autre revendication : obliger tous les gestionnaires de parkings à communiquer l'ensemble de leurs tarifs ainsi que les places disponibles tant à l'entrée du parc qu'à distance via des sites internet, par smartphone, etc. Pour l'association, il faudrait aussi mettre en place des sites internet comparatifs des tarifs pratiqués par l'ensemble des parkings pour les différentes villes et par quartiers. Elle suggère en outre d'instaurer une période de gratuité minimum afin de limiter les stationnements gênants, même de courte durée, sur la voie publique, et de limiter à dix minutes la période de facturation indivisible, là où celle-ci est pratiquée.

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