Fonction publique - Espérance de vie : les inégalités sociales touchent aussi la territoriale


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En 2013, l'espérance de vie à 60 ans des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers, hors invalides, était de 27,3 ans pour les femmes et de 22,1 ans pour les hommes, soit, par rapport à l'ensemble de la population française, presque un an de plus pour les femmes et une situation quasiment identique pour les hommes. Tel est le principal enseignement de la dernière étude produite par la direction des retraites et de la solidarité de la Caisse des Dépôts, gestionnaire de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL).

Des inégalités sociales moins affirmées que dans le privé

Par versant, il n'y a pas de différence importante lorsqu'on examine la mortalité des hommes et des femmes entre la fonction publique hospitalière et la fonction publique territoriale (respectivement 27,2 et 27,4 ans) : pour les fonctionnaires territoriaux, la mortalité est alignée sur celle de la population française.
Par contre, la comparaison par catégorie hiérarchique apparaît plus discriminante. Ainsi, à 60 ans, par rapport à la population française, les femmes en catégorie A disposent de deux ans de plus d'espérance de vie, les femmes en catégorie B, d'un peu plus d'un an et les femmes en catégorie C de neuf mois. Pour les hommes, par rapport à l'ensemble de la population française, les écarts d'espérance vie sont plus élevés de près de trois ans pour ceux en catégorie A, de près de deux ans pour ceux en catégorie B et inférieurs de six mois pour ceux en catégorie C.
Ce résultat s'explique par le fait que pour les hommes en catégorie C, ceux relevant de la catégorie active - 7,3% dans la fonction publique territoriale - ont une espérance de vie inférieure à celle de la population française de presque un an alors que ceux en catégorie sédentaire ont une espérance de vie identique à la population de référence. Pour les femmes, il n'y a pas de différence marquée entre catégorie active et catégorie sédentaire.
Au final, les écarts relevés apparaissent presque moitié moindres que ceux du privé : on sait que les cadres y ont une espérance de vie supérieure à celle des ouvriers, de 6,4 ans pour les hommes et de 3,2 ans pour les femmes, en 2009-2013.
 

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